Académie de Géopolitique de Paris
ISSN 1963-0867X

Est déclarée auprès du rectorat de Paris, Établissement privé d’enseignement supérieur, régi par
la loi (Art. L.731-2, L.731-3 et L.731-4 du code de l’Éducation), et conformément à l’article L 613-1,
elle est habilitée à décerner les diplômes d’enseignement suivants : le Diplôme de 3ème cycle en
Études Géopolitiques et Géostratégiques ainsi que le Diplôme académique supérieur en Études
Géopolitiques et Géostratégiques (Ph.D). Pour plus d’informations, veuillez consulter
www.academiegeopolitique.com 

Ecole Supérieure de Géopolitique de Paris

Institut International d’Etudes Stratégiques
Etablissement Privé d'Enseignement Supérieur
88, Rue des Entrepreneurs, 75015 Paris
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Quatrième semestre  2011

 

Géostratégiques N° 34

GEOPOLITIQUE DE NAJAF

  

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Geostrategiques
3éme Semestre 2011 - N° 33

La Chine à la croisée des Chemins

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2éme Semestre 2011 - N° 32

Turbulances Maghrebines

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1er Semestre 2011 - N° 31

Complexités Balkaniques

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4éme Semestre 2010 - N° 30

La TURQUIE ,occident ou orient?

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Où va l'Amérique de Barack Obama?

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Juillet 2010 - N° 28

La réémergence de l'Asie centrale

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Avril 2010 - N° 27

Géopolitiques d'Afghanistan

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Janvier 2010 - N° 26

Géopolitiques Japonaises 

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Octobre 2009 - N° 25

L'Afrique Subsaharienne 

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Juillet 2009 - N° 24

La Géostratégie de la Russie 

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Les enjeux géostratégiques entre les États-Unis et l’Iran 

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Janvier 2009 - N° 22

le géostrategie des crises au  "Grand Moyen Orient" 

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Les Crises en Europe

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Avril 2008 - N° 19
L'avenir géostratégique de la puissance indienne

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Dectembre 2007 - N° 18
La crise iranienne : 
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Septembre 2007 - N° 17
La Chine

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Janvier 2007 - N° 15
L'Europe et les crises au Moyen-Orient

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Quels avenirs pour l'ONU?

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Juillet 2006 - N°13
La Géosociologie de L'Asie occidentale

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Juillet 2005 - N°8

la Politique des Etats de l’Europe et de la Russie au Moyen-Orient

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Quel avenir pour le Moyen Orient ?

 

Le Conseil d’Administration:

Ali Rastbeen : Président

Recteur Gérard-François Dumont : Vice-Président

Christophe Réveillard : Secrétaire Général

André Pertuzio : Administrateur, Trésorier 

Géostratégiques

CONSEIL SCIENTIFIQUE :

Jean-Paul BLED
Université Paris IV Sorbonne

Jean-Paul CHARNAY
Directeur de Recherches au CNRS et président à la Sorbon
ne
Centre de la philosophie de la stratégie

Thierry COVILLE
chercheur associé au CNRS, Département Monde Iranien

Recteur Jean-Pierre DOUMENGE
CNRS – Université de Montpellier


François-Georges DREYFUS
université de Paris iV sorbonne

Recteur Gérard-François DUMONT
Université Paris-IV Sorbonne

Hall GARDNER
Université américaine de Paris

Fereydoun A. KHAVAND
Université Paris-V

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Université Paris VIII

le Général (cr) Henri PARIS,
Président de DÉMOCRATIES

COMITÉ DE RÉDACTION :

Christophe RÉVEILLARD
Université Paris IV Sorbonne - Collège interarmées de Défense

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Centre d’études de Défense et de Sécurité civile

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Chercheur à l’Université Paris XII – Val de Marne


CARTOGRAPHIE


Philippe TORRES
Professeur de relations internationales 

CORRESPONDANTS ETRANGERS

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Journaliste –Ecrivain
Djedda –Arabie Saoudite

Abdelhamid BESSAA
Enseignant – Chercheur en Relations Internationales
Institut des Sciences Politiques et des Relations Internationales
Université d’Alger – Algérie

Pieter FOURIE
Enseignant –Chercheur en Etudes Politiques et de Gouvernance
Université de Johannesburg - Johannesburg - Afrique du Sud

Houshang Hassan-Yari
Professeur et Adjoint spécial du Recteur du Collège militaire royal
du Canada pour liaison nationale et internationale - Ontario - Canada

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Professeur de Relations Internationales et d’Etudes Stratégiques
Université Quaid-i-Azam - Islamabad - Pakistan

Ahmed Naghibzadeh
Professeur de Sciences Politiques
Université de Téhéran - Téhéran -Iran

Nathalie OUVAROFF
Journaliste- Reporter
Moscou - Russie

Oliver SCHULZ
Chercheur en Histoire contemporaine
Université de Heinrich Heine - Düsseldorf -Allemagne

DIRECTEUR TECHNIQUE :

M. FERDOSI

RELATIONS Internationales : 
Kouros FARAZIAN
farazian@strategicsinternational.fr


DIRECTEUR DE PUBLICATION:
Ali RASTBEEN

 

 


EDITORIAL

Dans le cadre des activités académiques et scientifi ques pour la promotion
des Etudes géostratégiques, le Conseil scientifi que de l’Académie de
Géopolitique de Paris consacre cette édition spéciale de sa conférence internationale 2012 à la Géopolitique de la ville de Nadjaf.

Désignée Capitale de la Culture islamique pour 2012 par l’ISESCO, ville
sainte de l’Islam, haut lieu religieux du chiisme, la ville de Nadjaf Al-Ashraf
constitue un carrefour religieux et économique incontournable en Irak. Elle
est également le centre du pouvoir politique en Irak et son poids culturel et religieux ne cesse d’accroitre son infl uence politique au Moyen-Orient. Elle abrite le mausolée de l’Imam Ali, divers centres scientifi ques et écoles religieuses. Ainsi, elle est devenue la référence religieuse de la communauté chiite d’Irak et des pays islamiques. Berceau des décisions religieuses chiites, ses Imams décrètent des fatwas que suivent des millions de musulmans à travers le monde. Son université religieuse porte le nom de «cité scientifi que» et est considérée comme le noyau des mouvements scientifi ques et littéraires de l’Irak.


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L’ÉVOLUTION DE L’ÉDUCATION ET DE LA THÉOLOGIE CHIITES
L’ordre religieux est le plus ancien et le plus solide fondement sur lequel ont été fondées les sociétés à travers l’histoire. En diff érentes périodes, il a consolidé sa position en vue de pérenniser l’ordre dominant. Le domaine
de la religion est celui de la foi individuelle et sociale qui oblige l’individu à accepter un certain nombre de devoirs et d’obligations face à la collectivité, face au « tout » et à l’existence même. C’est l’ensemble de ces obligations qui est qualifi é de foi et qui joue le rôle du gendarme dans l’inconscient du croyant. Le rôle que joue la religion au sein de la société lui confère un caractère politique. Or, la politique dans son sens courant et en relation avec l’histoire de la civilisation, s’étend sur un domaine beaucoup plus vaste. C’est le cas d’un nombre restreint de religions qui, à travers l’histoire, ont joué des rôles régionaux et continentaux, dépassant les clivages ethniques et tribaux. Ces religions ont pu s’étendre à travers le monde, à l’instar du christianisme, du bouddhisme et plus particulièrement de l’Islam qui, aujourd’hui encore sont capables d’agir sur la politique. A ce propos, le christianisme et l’islam ont un rôle exceptionnel.
Le christianisme qui compte aujourd’hui le plus grand nombre d’adeptes dans le monde, a été une croyance issue de l’époque où l’esclavagisme connaissait de profonds tumultes marqués par la répression du soulèvement des esclaves dans l’empire romain. Il joua le rôle de tranquillisant pour les esclaves. Deux siècles furent nécessaires afi n que l’empire romain, mû par des objectifs politiques, prenne le christianisme à son service et le hisse au rang de sa religion offi cielle. Sous l’étendard de l’empire, le christianisme traversa les pays et les continents. Ce fut l’idée de l’empire qui conféra au
christianisme la conception et la notion du pouvoir politique. Aujourd’hui encore, il constitue un des fondements de la présence politique de l’Occident dans les pays du Sud.

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Ali RASTBEEN

NADJAF, UNE VILLE-MONDE ÉMERGENTE ?

Se demander si Nadjaf est une ville-monde émergente peut paraître surprenant. D’abord, cette ville sainte demeure fort peu connue hors de cette branche de l’islam qu’est le chiisme. Ensuite, après des décennies d’une fermeture relative contrainte par les choix géopolitiques de Saddam Hussein, elle ne parvient à pouvoir déployer ou redéployer son attractivité internationale de ville sainte qu’au milieu des années 2000. En outre, les critères
qui conduisent à désigner ville-monde une agglomération urbaine reposent essentiellement sur de forts attraits économiques qui ne caractérisent pas Nadjaf et ignorent le plus souvent la dimension religieuse. Pourtant, l’évolution
du contexte géopolitique de Nadjaf, couplée avec la mondialisation des migrations et diverses initiatives économiques, rendent l’interrogation fondée.

Depuis plusieurs siècles, Nadjaf, située à 160 km au sud de Bagdad, assume une fonction internationale en raison de deux éléments complémentaires. Le premier tient à la présence, au centre de la ville, du mausolée d’Ali, né vers 600 et assassiné en 661. Ali, gendre de Mahomet1, quatrième calife de l’islam (656-661), c’est-à-dire lieutenant de Dieu sur terre et chef des musulmans, est le premier imam pour les chiites, puisque d’autres musulmans, à l’origine du sunnisme, imposèrent une autre règle de succession, se ralliant à l’autorité du calife ommeyade. En conséquence, Nadjaf est le troisième
lieu saint de l’islam chiite, après La Mecque et Médine et devant Karbala, et donc un haut lieu de pèlerinage. Le second élément, lié au premier, tient à ce que Nadjaf est un centre très important de la théologie chiite, donc attirant étudiants et intellectuels soucieux de bénéfi cier des riches bibliothèques de la ville et des enseignements dispensés par de grands ayatollahs2 du chiisme.



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Recteur Gérard-François DUMONT

DES ÉTAPES DANS L’HISTOIRE DE LA VILLE DE NADJAF AL-ASHRAF

PREMIÈREMENT, DANS LA LANGUE ET LA TERMINOLOGIE
Le mot Nadjaf signifi e en langue arabe le sol surélevé1. Ibn Darid dit à ce propos : « le mot Nadjaf signifi e surélévation du sol, ou colline »2. Le terme Nadjaf rejoint le mot dos c’est-à-dire «ce qui s’épaissit et s’élève à partir du sol». La route qui conduit à la terre ferme ou à la mer est ainsi appelée la route du dos3. De surcroît, Nadjaf était surnommé : Dhahr Al-Hira ou Dhahr Al Kufa, littéralement et respectivement le dos d’Al-Hira ou le dos d’Al Kufa.

La zone surélevée Al-Dhahr comporte une vaste étendue géographique sur laquelle sont construits depuis l’époque préislamique des tombeaux, des palais, des monastères, des châteaux et des forteresses, etc. Pour décrire la
terre haute de Nadjaf, plusieurs poètes parlent dans leurs poèmes de cette zone en utilisant des mots tels que fi er, ou encore « montagne ».

NADJAF AVANT L’ISLAM

Le plus ancien texte remonte au règne du roi babylonien Nabuchodonosor (626-539 avant JC). Celui-ci a construit un sous-sol à Nadjaf, où il rassembla des tribus arabes4. Ibn Khaldoun dit « un groupe d’arabes sortent et arrivent étonnés à Dahir Al Kufa, les plus faibles descendirent sur ces terres qu’ils nommèrent dorénavant Al-Hira »5. Après la fondation du royaume d’Al-Manathera à Al-Hira, Nadjaf devient une sorte de parc pour ses rois. Des monastères, des temples et des palais ont été établis, et les Assyriens
ont habité ses périphéries. Les jacobins on construit un centre religieux au bord d’Al-Hira nommé Acoula6. Ces palais et monastères ont attiré un bon nombre de poètes notoires depuis l’époque préislamique (en arabe : Al-
Jahiliya littéralement l’ignorance) jusqu’à l’époque Abbasside. Le dernier roi Lakhmide d’Al-Hira Al-Numan Bin Al-Mundhir avait protégé les fl eurs et les roses plantées sur les terres de la région d’Al-Chaqaîq (littéralement : Les
anémones couronnées), ce qui a valu à la région l’appellation de « joue de la vierge »7 que les rois Sassanides et les rois d’Al-Manathira ont prise pour maison
et parc à l’ère préislamique. Le Palais d’Al-Khournak (du roi Al-Nûman) ainsi que de nombreux palais sont tous situés dans cette région. Un certain nombre d’historiens et de poètes ont évoqué cet endroit dans leurs écrits ; parmi eux, le poète abbasside Ishâq Ibn Ibrahim Al-Mousli qui décrit l’air pur et la terre parfumée de Nadjaf8.

 


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Professeur Hassan Aissa AL-HAKIM


LES MANIÈRES D’APPLIQUER LA VISION DE SAYYED ALI AL-SISTANI, POUR RECONSTRUIRE LA VILLE DE NADJAF AL-ASHRAF, CAPITALE DE LA CULTURE ISLAMIQUE EN 2012.

Ce qui a attiré mon attention en parcourant l’article « la vieille ville de Nadjaf, ou capitale de la culture islamique » de l’ingénieur, Abdul-Sahib Chir Ali publié dans le journal Al Sabah (21/12/2009. Cf. annexe 1), c’est sa rencontre avec l’Imam Sayyed Ali Al-Sistani, qu’il appelait « l’exceptionnel
», « le beau ». C’est vraiment une personne qu’on pouvait appeler ainsi, parce que l’homme qui est privilégié d’accéder à une telle rencontre, en de pareilles circonstances diffi ciles dans lesquelles nous vivons n’est pas chose facile.

En effet, cela n’est plus chose facile depuis que les lieux saints et leurs villes souff rent, comme à l’heure actuelle, d’une crise dure et complexe. On assiste à l’émergence de demande et de revendications exigeant l’élimination
complète du tissu urbain des vieilles villes saintes (Nadjaf, Karbala et Al-Kadhimiya). Même qu’une partie de ces demandes a commencé à être mises en oeuvre et sous la forme de pas vers l’application de l’élimination complète
du tissu urbain historique et tout son contenu en éléments de confi guration de la structure urbaine et la particularité de la scène urbaine de son tissu architectural.

 

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Haîdar Abdul-Razzaq KAMOONA


LE PATRIMOINE HISTORIQUE ET ARCHITECTURAL DE LA VILLE DE NADJAF

La ville de Nadjaf est l’une de ces villes privilégiées de renfermer de nombreux monuments saints et de lieux historiques et archéologiques. Le mausolée de l’Imam Ali, salut soit sur lui, est le plus important de ces lieux. C’est pourquoi, nous lui avons consacré une plus large place particulière en rapport à son statut et à sa sainteté. De très nombreuses personnes viennent visiter le tombeau du Commandeur des croyants Ali Ibn Abi Talib. Ces dernières années leur nombre dépasse les millions dans certaines visites spéciales. Cela est la preuve tangible de la place particulière dont jouit cette personne chez les musulmans, et de la présence spirituelle qu’elle dégage. Les habitants de Nadjaf et ses visiteurs disent que la « grande spiritualité du visité, son excellente personnalité et ses attributs divin ressourcent les âmes spirituelles des visiteurs et leur procurent ce qui les apaisent après perturbation, les rendent heureux après tristesse, optimistes après désespoir, et les rayonnent après morosité ».Même que cette réanimation spirituelle s’obtient à la seule imagination de la personnalité du visité et de ses excellentes qualités en tournant mentalement autour de son parcours spirituel sans la spécifi cité de l’endroit…

Nadjaf Al-Ashraf est une ville historique et sacrée, et un centre scientifi que et religieux antique. C’est une ville bâtie autour du mausolée de l’Imam Ali, paix soit sur lui, à Dahir Kufa lors de sa découverte à la fi n du deuxième siècle de l’Hégire et dont elle titre sa fi erté et son statut. Cette ville est aujourd’hui, l’une des plus grandes et des plus anciennes villes irakiennes à caractère sacré et à plusieurs dimensions spatio-temporelles, économique
et politique.



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Haîdar Abdul-Razzaq KAMOONA


NADJAF AL-ASHRAF : ESPACE SPIRITUEL ET TEMPOREL.

Située à 170 km au sud de Bagdad, cernée par Karbala au nord et kufa au sud, villes des plus importants événements de la dramaturgie chiite, lieu où seraient enterrés les prophètes Adam, Houd, Noé et Saleh ; immense nécropole rehaussée au premier rang des villes du savoir grâce à sa Hawza al-îlmiya (la cité du savoir) ; divinisée par le tombeau d’Ali Ibn Abi Taleb1, Nadjaf Al-Achraf est au coeur d’une histoire d’un temporel façonné par un spirituel fascinant et envoûtant. Quatrième calife chez les sunnites et premier d’une chaîne de douze imams clôturée par la grande occultation de Mohamed Al-Mahdi Al-Qaim en 940, Ali est considéré par l’ensemble des chiites comme une fi gure centrale de la piété, et le digne légataire et successeur du prophète. Seule sa fi liation peut prétendre légitimement au pouvoir.

Dans son pèlerinage d’adieu, au lieu de Ghadir Khum2, le prophète a déclaré : « …de qui je suis le maître, Ali est son maître. O ! Allah aimez ceux qui l’aiment et soyez hostiles à ceux qui lui sont hostiles ». Visage mystique, il
est aussi considéré comme le plus savant de son temps. « Je suis la cité de la science est Ali en est la porte. Quiconque veut le savoir qu’il vienne par la porte » aurait dit le prophète.

Son savoir, sa piété, sa bravoure et son éloquence sont légendaires : « Aucun des compagnons du messager d’Allah n’a bénéfi cié des valeurs octroyées à Ali ». disait Ahmed Ibn Hanbal3. Il avait joué un rôle central dans le développement de la jurisprudence, de la théologie et de l’exégèse. Son ouvrage Nahj Al-Balagha4 (la voie de l’éloquence) témoigne de ses grandes connaissances
stylistiques et lexicales de la langue arabe. Mais, l’importance d’Ali ne se situe pas seulement au niveau temporel, mais également spirituel : « Ma mission, dit-il dans son Nahj, est la même qu’au temps du prophète, je m’eff orcerai d’éradiquer l’impiété et l’injustice, jusqu’à établir un règne de justice et de vérité, un règne humain et divin ».



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Latéfa BOUTAHAR



AL-NADJAF AL-ASHRAF ET LES DÉFIS DU MONDE CONTEMPORAIN.

Quand on m’a demandé de participer en France à une étude sur Al-Nadjaf et sa culture, j’étais très heureux par cette bonne opportunité qui permettra des échanges de connaissances et non pas une simple présentation
de notre culture nadjafi e. C’est pourquoi, j’ai tenu que ma contribution soit sous forme d’autocritique de ma ville natale. « Al-Nadjaf et les défi s du monde moderne », il semble que le sujet n’est pas facile à cause de l’exemplarité de la sacralité de ce lieu saint dont nous avons reçu une éducation spécifi que. Cette exemplarité de la sacralité pourra nous mettre à l’abri des changements qui se passent autour de nous, mais qui peuvent nous toucher un jour. C’est pourquoi, j’ai essayé par tous les moyens d’être objectif, en retenant quatre défis essentiels, classés en ordre de gravité :
- Premier défi : La globalisation.
- Deuxième défi : L’ouverture sur l’autre.
- Troisième défi : Les traditions face aux sciences modernes
- Quatrième défi : La construction et le fondement de la prospérité

J’ai exposé dans un préambule la nature universelle de cette ville sainte chez les musulmans puisqu’elle abrite le mausolée d’un homme bien aimé, le quatrième calife. D’une part, les chiites l’adorent, il est leur guide et leur
Imam. D’autre part, tant de fi dèles choisissent d’être enterrés auprès de lui
à Nadjaf.

Dans l’espoir que cette étude soit objective, mais si je ne suis pas arrivée à me détacher complètement de mon aliénation éducationnelle, Je me contente au moins d’avoir essayé, et j’appelle Dieu miséricordieux à l’aide.



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Abas Ali Hussein AL-FAHHAM


NADJAF, VILLE ÉDUCATRICE.

Le choix de la ville sainte de Nadjaf comme capitale culturelle du monde musulman en 2012 est aussi judicieux que pertinent. C’est une reconnaissance explicite de la place et du rôle de ce centre urbain, religieux, économique,
culturel et politique à travers l’histoire de l’humanité. C’est pourquoi nous avons saisi l’opportunité d’élucider dans cette contribution l’étude de Nadjaf, ville éducatrice.

Pour mieux comprendre l’importance de ce cas spécifi que, il est utile de défi nir en premier lieu, les contours de la ville éducatrice en précisant ses caractéristiques propres. Cette approche méthodologique nous permettra par la suite de savoir à quel point cette  conception s’applique à la ville de Nadjaf. Nous remontons à ses origines pour retracer le cheminement historique de son développement, afi n de connaître une démarche sinueuse de cette ville
à travers les vicissitudes géopolitiques. Nous dégageons enfi n quelles sont les nouvelles perspectives d’action pour relever les défi s du progrès, assurer la réconciliation nationale et instaurer la paix durable après avoir essuyer tant de guerres sous la dictature de l’ancien régime de Saddam Hussein.


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Mohammed Larbi HAOUAT


LA COEXISTENCE RÉUSSIE : PAR LE DIALOGUE OU PAR LA FORCE DE L’ÉPÉE

Le besoin des êtres humains de cohabiter avec d’autres qui leur sont différents, dans les idées, les attitudes et les principes théoriques et religieux, est devenu fondamental dans la vie sociale. L’Islam, représenté par le Coran, par la Sunna du Prophète Mohamad (SAW) et par la conduite exemplaire de l’Imam Ali, a off ert beaucoup de stratégies aux Musulmans pour cohabiter paisiblement avec d’autres êtres humains qui ne partagent pas les mêmes idées, les mêmes idéologies et les mêmes valeurs qu’eux. Cet article se focalise sur la personnalité de l’Imam Ali, en posant la question : Comment le plus vaillant des combattants peut-il devenir l’exemple suprême de la paix ? Ce papier expose d’une part les principales stratégies de cohabitation réussie et de l’autre, la base de ce succès : par « word » ou par « sword » (par « le dialogue » ou par « la force de l’épée »). Les correspondances, les sermons et
les prononciations de l’Imam Ali dans son ouvrage Nahjû Al-Balagha, seront pris en considération comme base de la discussion.

Pendant longtemps, les nations ont vécu en isolation relative, au point où elles ont réussi à maintenir de manière intégriste leurs croyances, religions et idéologies, par rapport aux autres nations. Cependant, avec les moyens de communication de plus en plus avancés, et à la faveur des migrations de plus en plus fréquentes et amples, les diff érents groupes ethniques et religieux ont dû traiter avec d’autres – l’autosuffi sance, l’indépendance et l’isolation conservatrice ont été compromises voire battues en brèche. Plus que jamais, le besoin de cohabiter et de communiquer avec des êtres humains de persuasions, attitudes et principes religieux diff érents, est devenu non seulement impératif mais fondamental pour une vie sociale épanouie.


 


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Siham Mohammed Al-Kawwaz AL-JASHAM



L’ENFANCE DE NADJAF AL-ASHRAF ENTRE RÉALITÉ ET PERSPECTIVES.

L’intérêt accordé aux enfants ainsi que les soins qui leurs sont témoignés sont un haut message humain qui s’est infl uencé par les préoccupations des nations et des peuples. L’enfance était depuis le début de la création un centre d’intérêt des messages divins, des lois célestes, des contemplations philosophiques, des études scientifi ques et des recherches éducatives médicales et sociales1.

Nous participons à la réussite du projet de Nadjaf capitale de la culture islamique 2012 par cet exposé intitulé « l’enfance à Nadjaf Al Ashraf entre réalité et perspectives ». Cela est dû au fait que cette ville mérite tout notre amour et notre intérêt. C’est la ville décrite de « porte du savoir du commandeur des croyants (paix soit sur lui) », elle a fait parler les lettres qui lui ont obéit. Sa Hawza a fait du Coran son compagnon, a adopté l’éloquence comme approche, et a été une mère et un père pour l’enfant.

L’ENFANCE ET L’ISLAM

Le Saint Coran accorde beaucoup d’intérêt à l’enfance qui est clairement démontré dans ses versets : « Dieu vous a fait à partir de vous-mêmes des épouses, et de vos épouses Il vous a donné des enfants et des petits-enfants. Et Il vous a attribué de bonnes choses. Croient-ils donc au faux et nient-ils le bienfait de Dieu ? » Les abeilles (An Nahl) : 72)2. Dans un autre verset Dieu nous dit : « Les biens et les enfants sont l’ornement de la vie de ce monde. Cependant, les bonnes oeuvres qui persistent ont auprès de ton Seigneur une meilleure récompense et [suscitent] une belle espérance ». (La caverne (Al-Kahf ) : 46)3.



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Hashmiya HAMID JAÂFAR


UN REGARD SUR LA FACULTÉ DE DROIT ET DE SCIENCE POLITIQUE DE L’UNIVERSITÉ DE KUFA

La faculté de droit a été fondée le 18/07/2004 et son premier président a été le Docteur Sahab Mohammad Hussein Nassar. Elle est une des facultés de l’université de Kufa. Les études débutèrent l’année scolaire 2001-2002
mais en réalité, uniquement pour le département de Droit.

Aujourd’hui, l’université s’est agrandi et a inclut les deux premiers cursus (composés du droit et des sciences politiques, en journée et en cours du soir et des études supérieures : le magistère) qui débutèrent l’année scolaire
2007-2008.

La durée des études fut limitée à quatre ans pour l’obtention de la maitrise en droit et en sciences politiques et deux ans pour les études supérieures et la langue arabe.

La vision

La faculté du droit et des sciences politiques à l’université de Kufa est un établissement qui promeut la connaissance du droit et des sciences politiques. Elle s’eff orce d’oeuvrer pour un changement positif dans la société et de ses réalités à travers la création d’idées nouvelles qui se coordonnerait avec le développement actuel des sociétés modernes et ses besoins notamment la culture arabo-musulmane.

Le message

Former des cadres scientifi ques spécialisés en droit et en politique et garantir une amélioration continue dans leur application pour la protection des droits des individus. Notre faculté est une source d’exploitation et un centre de recherche qui consolide la culture de la société avec toutes ses diversités.


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LE CENTRE D’ARBITRAGE COMMERCIAL INTERNATIONAL DE NADJAF


PRÉAMBULE

Dans le cadre des développements économiques et technologiques internationaux et leurs problèmes et disputes, il s’est avéré vital de recourir à un arbitrage commercial pour résoudre les problèmes contractuels commerciaux entre les corporations et les entrepreneurs de toutes origines ayant lieu en Irak. Cet arbitrage spécialisé permet de résoudre au plus vite les problèmes et disputes, par recours à un centre honnête, digne de confi ance et direct.

ARTICLE 1

Le vocabulaire
• Loi : la règle active pour régir l’organisation non gouvernementale n°12/2010
• Centre : Centre d’arbitrage commercial international – Nadjaf
• Système : les règles de base du centre
• Commission : la Commission générale du centre
• secrétariat : le secrétariat général du centre
• Commission d’arbitrage : le conseil qui surveille et passe en revue les procédures d’arbitrage
• Secrétaire général : le Secrétaire général du Centre
• Secrétaire : le ou la secrétaire du centre
• Membre fondateur : tout membre (personne naturelle ou légale) du Centre, qui a signé la déclaration de création du Centre ainsi le texte des règles de base du Centre
• Membre actif : toute personne affi liée au Centre
• Membre honoraire : les personnes qui introduisent des services matériels ou moraux



 

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